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Samedi 17 juin 2006

Mot décimazya ( jha-gwel signifiant originellement « art martial » )

Comme son nom l’indique, donc, le zabouli est un art martial qui est à peu près le sport national de Mazya-Caramina. Venu avec les invasions diversiennes en Décimazya, c’était à l’origine une véritable technique de guerre : les guerriers wardes se servaient de cordelettes et de lassos pour étrangler leurs ennemis. Puis la pratique a évolué, devenant un sport extrêmement codifié, dont voici les principales règles :

Le zabouli exige deux adversaires ( zaboulidaí ) armés chacun d’une cordelette d’environ deux mètres de long. Le but du jeu est d’utiliser sa corde pour faire tomber son adversaire à terre.

Au début du combat, chaque adversaire amène sa propre corde ; on amène également une corde « neutre », appartenant par exemple à un spectateur. Les deux adversaires tirent au sort celle des trois cordes avec laquelle ils vont jouer.

Pendant la partie, il est interdit :

- de frapper son adversaire ou même de le toucher volontairement ;

- de saisir la corde de son adversaire avec les mains ;

- de faire un nœud à la corde de l’adversaire dans tous les cas, et à la sienne tant que l’adversaire n’est pas tombé ;

- d’essayer d’étrangler son adversaire avec sa corde

Le premier qui a réussi à faire tomber son adversaire grâce à sa corde doit aussitôt faire un nœud à celle-ci pour le « ligoter »; si l’adversaire réussit à se dégager avant, la chute est déclarée nulle et la partie reprend. Le premier qui a réussi à « ligoter » ainsi son adversaire est déclaré vainqueur.

Si les deux cordes s’emmêlent, on arrête la partie le temps de les démêler, et les deux adversaires se remettent en position de départ.

Si une corde se casse, le match est déclaré nul.
 

Pour éviter tout risque d’étranglement, les zaboulidaí portent de solides protections autour du cou, du genre minerve, avec toute l’élégance que cela implique. Afin que les cordes ne s’emmêlent pas dans les cheveux ou les vêtements des joueurs, ils portent en outre un costume moulant et un bonnet dont la couleur, comme celle d’une ceinture de judo, indique le niveau du zaboulida qui le porte.

( Dans l’ordre croissant, les niveaux sont : bonnet bleu clair ( iano ), bleu foncé ( iananda ), vert, brun, violet, rouge, jaune, blanc, et or ).

Les cordes de zabouli sont faites de telle sorte qu’elles sont extrêment souples et très glissantes, si bien qu’il est difficile de les emmêler. Mais surtout, la matière dont elles sont faites a la particularité de garder une marque pâle à l’endroit où l’on a fait un nœud. Une corde porte donc sur elle la marque de toutes les victoires qu’elle a remportées. Dans les tournois, cela ne signifie pas grand-chose puisque les cordes sont tirées au sort ; mais aux temps anciens, quand le zabouli servait véritablement se battre, les grands guerriers se distinguaient par le nombre de marques de leur corde ( un peu comme les cow-boys qui faisaient une encoche à leur révolver à chaque fois qu’ils tuaient quelqu’un ).

Quelques figures :

 
 
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