- L’alphabet aevin de Narel : Quand Narel devint Reine des Aevines, la civilisation de sa tribu fut adoptée par tout le peuple des Airs ; cela comprend la langue, aujourd’hui utilisée par tous les Aevins, et l’écriture qui la note et qui a supplanté tous les autres systèmes utilisés auparavant. Narel étant de souche nordique ( ce qui est, d’ailleurs, à l’origine de la longue suprématie des Aevines blondes sur les Aevines noires ), elle utilisait une écriture proche du Premier Alphabet ci-dessus. Encore aujourd’hui, on peut retrouver dans l’Alphabet de Narel chacun des 22 signes du Premier Alphabet, à part le k qui a disparu, et malgré quelques modifications, comme l’introduction de « clés de catégories » permettant de classer les consonnes par groupe. On retrouve ainsi la clé « t » dans le dessin des lettres d et th, la clé «p» dans le b et le ph, et la clé « g » dans le ch, cela pour signifier que ces lettres fonctionnent ensemble.
ae u a e ü i o m t d th q r g ch b p ph z j s n l
Cet ordre se veut logique : il sépare les voyelles et les consonnes, et classe les lettres par groupes de dérivation. Les voyelles sont ainsi divisées en trois groupes, 1, 2 et 3, la règle étant qu’au pluriel, chaque lettre se transforme en sa correspondante dans le groupe suivant : ae devient e, u devient ü, a et e deviennent i, ü devient o, et i et o ne changent pas. Les consonnes portant la même clé de catégorie ont été classées ensemble, et le j et le s ont été rangés après le z dont ils peuvent facilement dérivés. L’ordre ne rappelle donc plus que de très loin celui de l’aevin primitif, et il faut beaucoup de volonté pour y retrouver les traces de la phrase originelle sur le soleil et le feu.
A noter que trois voyelles, une du groupe 2, ü, et les deux du groupe 3, i et o, ne proviennent pas de l’aevin primitif mais ont été introduites ensuite. Ü est dérivée de u, et i et o, qui sont des voyelles très faibles, ne sont notées que par des accents au-dessus des consonnes.
L’alphabet de Narel s’écrit de droite à gauche, en essayant, si l’on est droitier, de ne pas trop faire baver ce qu’on vient d’écrire en passant la main dessus.











